L'ingestion ou l'inhalation de plomb est toxique. Selon les teneurs en plomb dans l’organisme, elle peut provoquer des troubles parfois irréversibles.

Une fois dans l'organisme, le plomb est stocké, notamment dans les os, d'où il peut être libéré dans le sang, des années ou même des dizaines d'années plus tard.

L’intoxication par le plomb est appelée saturnisme.

Le plomb est un métal présent partout dans notre quotidien.

Des progrès très importants ont déjà été réalisés depuis plusieurs années pour diminuer les sources principales que sont les carburants, les peintures et les sites industriels.

Les sources d’exposition au plomb sont multiples : habitat (peintures anciennes dégradées), aliments, air et l’eau (canalisations en plomb).
Le plomb est toxique notamment pour le système nerveux ; l’intoxication par le plomb ou saturnisme, peut être grave chez l’enfant (surtout de 6 mois à 6 ans) et pour les femmes enceintes.  Même à des niveaux très faibles, une imprégnation saturnique chronique peut induire des effets à long terme. Elle peut passer inaperçue tout en compromettant l’avenir intellectuel de l’enfant.
Les eaux destinées à la consommation sont naturellement indemnes de plomb à la sortie de l’usine de production. Ce sont les réseaux de distribution, branchements et réseaux intérieurs d’immeubles qui, lorsqu’ils sont en plomb, dégradent l’eau distribuée qui peut alors présenter un risque pour la santé.
Lorsqu’elle séjourne trop longtemps dans ces conduites, l’eau va en dissoudre le plomb et donc se charger de ce métal, d’autant plus que l’eau est agressive (eau douce). La dissolution est plus importante sur le réseau d’eau chaude.




Textes réglementaires :


 « Les mesures appropriées pour réduire progressivement la concentration en plomb dans les eaux destinées à la consommation humaine au cours de la période nécessaire pour se conformer à la limite de qualité de 10 µg/L sont précisées aux articles R. 1321-55 et R. 1321-49 (arrêté d’application).

Lors de la mise en oeuvre des mesures destinées à atteindre cette valeur, la priorité est donnée aux cas où les concentrations en plomb dans les eaux destinées à la consommation humaine sont les plus élevées. » Arrêté du 11 janvier 2007.


Le décret n° 89-3 du 3 janvier 1989 modifié en particulier par le décret n° 95-363 du 5 avril 1995 interdit la mise en place des canalisations en plomb pour les installations nouvelles depuis le 7 avril 1995 (cf article 28 du décret). Pour les installations existantes la mise en œuvre de la directive européenne n° 98/83/CE révisant la directive n° 80/778/CEE relative aux eaux destinées à la consommation humaine, renforce les obligations de résultats pour des substances pouvant être contenues dans les alliages métalliques (plomb, arsenic). Cette directive a été transposée en droit national par le décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001 qui abroge le décret n° 89-3 en prévoyant une période transitoire pendant laquelle certaines dispositions du décret n° 89-3 pourront être appliquées et des dérogations pourront être accordées (ces dispositions sont maintenant codifiées dans le code de la santé publique, articles R.1321-1 et suivants). Les États membres doivent prendre les mesures nécessaires pour garantir que la qualité des eaux destinées à la consommation soit conforme à la directive n° 98/83/CE au plus tard le 25 décembre 2003 avec une période transitoire pour la teneur en plomb.


Depuis le 25 décembre 2003, la valeur limite de la teneur en plomb dans l’eau de 50 µg/L (0,050 mg/l) a été abaissée dans une première phase transitoire à 25 µg/L (0,025 mg/l) jusqu’au 25 décembre 2013 puis abaissée à 10µg/l (0,010 mg/l) depuis le 25 décembre 2013 (cf. Arrêté du 11 janvier 2007).





ANALYSE TENEUR EN PLOMB DANS L’EAU


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